Avec son nouveau livre, « Les quatre vies posthumes de Django Reinhardt », Patrick Williams s'essaie à la fiction pour répondre à la question qui fascine tous les admirateurs du génial guitariste : et si Django n'était pas mort en 1953, à 43 ans, quelle musique aurait-il jouée ?
Patrick Williams
Patrick Williams est ethnologue. Il a consacré la majeure partie de ses travaux aux communautés tsiganes d'Europe. Également amateur de jazz et auteur, en collaboration avec Jean Jamin, d' « Une anthropologie du jazz » (eds du Cnrs, 2010), il était inévitable qu'ilpubliât un ouvrage dédié à Django Reinhardt. « Django » (eds Parenthèses, 1998) se présente comme une biographie de la musique du grand Manouche.
Bibliographie :
Les Tziganes de Hongrie et leurs musiques, Acte Sud, 1996
Django, Parenthèses Eds, 1998
Nous, on en parle pas – Les vivants et les morts chez les manouches, Maison des Sciences de l’Homme, 2001
Une anthropologie du Jazz, Patrick Williams et Jean Jamin, CNRS Edition, 2010
Les quatre vies posthumes de Django Reinhardt, Parenthèses Eds, mars 2010
Raymond Boni
Raymond Boni, que le « Dictionnaire du jazz » (eds Robert Laffont, coll. Bouquins) qualifie de « soliste passionnant », a développé un style de guitare véritablement orchestral, élaborant un langage original où se mêlent les influences de Django, de la guitare flamenca et de l'improvisation libre. Apparu sur la scène du Free jazz en France dans les années 1970 et adepte alors des performances en solitaire, il a ensuite multiplié les collaborations les plus diverses. André Jaume, Gérard Marais, Joe Mc Phee, Claude Tchamitchian et aujourd'hui son fils Bastien Boni, contrebassiste, et le percussioniste américain Hamid Drake sont ses partenaires privilégiés. Avec Patrick Williams, il poursuit une collaboration musicale inaugurée en 1996 avec le ballet « Les Trente-six tangos », sur une chorégraphie de Geneviève Sorin.