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Pas assez de Volume, notes sur l'OMC
  


Fort de l’expérience acquise dans la production discographique, 
les Nuits Atypiques se sont lancées dans la production audiovisuelle.
Une rencontre avec Vincent Glenn, réalisateur du documentaire « Davos Porto-Allegre », nous a donné envie de lui proposer de faire un film autour des Nuits Atypiques de Langon, de l’Organisation Mondiale du Commerce et de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS). Ce projet s’inscrit dans la dynamique citoyenne et éducative, qui est la notre. 
Le tournage de "Pas assez de Volume ! [notes sur l'O.M.C]", qui a notamment bénéficié du soutien du Conseil Régional d’Aquitaine, a commencé à Langon, en août 2001, à l’occasion de la dixième édition du festival estival et a duré plus de deux ans. Après trois ans de travail, que nous avons accompagné artistiquement et intellectuellement, le film est sorti en salle le 21 avril 2004.

 *****************


L'O.M.C.
Trois lettres pour nommer une institution internationale dont le mandat officiel est d’arbitrer le commerce mondial. En deux chapitres, sous forme d’enquête menée par un profane, le film dresse le portrait polémique d’une instance de pouvoir dont le champ d’influence n’a cessé de s’étendre depuis sa création en 1995, et qui, depuis la bataille de Seattle en 1999, est âprement contestée.

1er chapitre : l’OMC
A la rencontre autant de ceux qui contestent le pouvoir et la mission de l’OMC, que de certains de ces responsables, le premier chapitre du film tente d’apporter quelques réponses aux questions suivantes : pourquoi, par qui et pour quels intérêts cette institution internationale at-elle été mise en place ?


 

2nd chapitre : l’AGCS
Quant au second chapitre, il interroge ce qui se cache derrière le sigle mystérieux d’AGCS : l’Accord Général sur le Commerce des Services, l’un des accords fondateurs de l’OMC. Nous sommes encore peu à savoir que l’AGCS entrera en vigueur dans nos pays le 1er janvier 2005, certains disent de celui-ci qu’il achèvera la captation par des forces privées, exclusivement déterminée par les impératifs de profit, de secteurs aussi essentiels à la vie que l’eau, la santé, l’éducation, la culture. On apprendra également les circonstances du secret qui entourent les négociations menées au nom de l’Union Européenne dans le cadre de l’AGCS. Le narrateur traverse, tout au long de son enquête, plusieurs mondes sur une même planète, et se livre à quelques détours à travers la musique, la photographie, le rêve ou le cauchemar, détours qui nous nous rappellent que le sens de la vie est irréductible à tout enfermement dans le champ de l’économie.

                                                      *************
Vincent Glenn en quelques lignes
Agé de 36 ans, Vincent Glenn compte plusieurs films documentaires à son actif dont plusieurs  ont été diffusés par des chaînes de télévision nationales dont Arte :
-Davos Porto-Alegre et autres batailles, en janvier 2003
-Ralentir Ecole, en 2001
-Rue de la Solidarité,
en 1997
-Enfants du Raï,
en 1995
-Dernières Nouvelles du Chaos,
en 1994).
Né dans une famille du cinéma et initié aux langages artistiques dés son plus jeune âge, Vincent Glenn est sorti de l'Ecole Nationale Louis Lumière en 1989. Il reconnaît avoir toujours rêvé de faire des films : « pour moi c’est moins une carrière qu’une façon de m’exprimer». D’un fantasme d’adolescent à la plénitude d’un métier, il aura subi le choc de la première guerre du Golfe en 1991. Cet événement a réveillé ses instincts citoyens pour lui permettre de devenir « auteur de son propre destin » : « avant 1991 je me destinais à une carrière tournée vers la fiction en m’inspirant du travail de Nani Moretti, Woody Allen, Fellini, Godard, plutôt que vers le documentaire ».
Vincent Glenn ne conçoit pas son métier seulement au travers de la réalisation. Très tôt il s’est posé la question de la production en créant une société et en cherchant une véritable autonomie de diffusion pour ses films. A Montreuil où il vit, il organise depuis plusieurs années des rencontres mêlant approches artistiques (spectacles vivants, expositions, projections de films) avec des débats sur la société et la politique.
Pour plus d’info
: www.lesfilmsdusafran.fr         

                                                *****************
 Co-errances  www.co-errances.org

1/Pourquoi co-errances ?
Les logiques de concentration dans les industries de la culture, de la communication et des médias se sont accélérées ces dernières années, ci et là quelques voix s’élèvent pour prévenir des dangers que représentent de tels conglomérats pour la diversité culturelle. Tout asservie aux impératifs de rentabilité, la production culturelle est réduite à des produits standardisés et fades. Le public est considéré et traité comme une masse de consommateurs passifs harcelés par la publicité. Indices de vente et d’audimat font loi quant à la valeur d’un livre, d’un film, d’une musique. Les produits culturels "de masse" des industries de l’entertainment se substituent à toute autre forme d’expression. Ces produits, destinés à occuper et divertir le consommateur, sont conçus par des entreprises vendant indifféremment des livres, des journaux ou des missiles, des films ou des produits boursiers, recyclant l’information comme les eaux polluées. La culture doit répondre aujourd’hui à une demande formatée et suscitée par le marketing. Le marché précède la création, le média son "contenu".
La diffusion et la distribution des livres, des films est de plus en plus quadrillée et contrôlée par de grands groupes commerciaux. Ceux-ci ne peuvent ou ne veulent encourager la diffusion d’œuvres et de démarches éditoriales qui vont par définition à l’encontre des logiques marchandes dominantes. De plus, l’ensemble des lieux de diffusion autonomes ou indépendants sont fragilisés par la guerre commerciale agressive et inégale que leur livrent les hypermarchés de la culture. De fait, de nombreuses démarches dans le domaine de l’édition, du cinéma, du documentaire sont de plus en plus invisibles et sont menacés de disparaître.
La vocation de co-errances est de répondre à cette situation en développant des stratégies alternatives de diffusion pour la multitude de collectifs, d’associations, d’auteurs, de réalisateurs qui entrent en résistance/existence, qui inventent, produisent des œuvres (revues, livres, films documentaires et de fiction, productions audio, photographies, ou œuvres multimédia) qui refusent obstinément d’adhérer au conformisme du marché.

2/Que fait co-errances ?                       
Co-errances n’est pas un diffuseur ou un distributeur au sens classique du terme. En premier lieu, co-errances est animé par le désir de « diffuser les idées » et non d’engranger du bénéfice. Le choix de se constituer en coopérative n’est pas anodin, il correspond à la volonté de s’éloigner des modèles économiques dominants. Co-errances est avant tout un regroupement de collectifs -qui s’est constitué par le jeu des affinités- qui souhaitent se donner ensemble les moyens d’une diffusion autonome. En ce sens, le travail de diffusion et de distribution n’est pas limité à la seule mise en place des productions dans des lieux de diffusion, mais est élargi à d’autres modes de circulation, et surtout le travail de diffusion est associé à une activité permanente pour valoriser et rendre visible des savoirs, des cultures, des expressions qui nous rendent vivants. En quelque sorte, il s’agit d’inventer « ce marché noir » ou « ces circuits parallèles » qu’évoque Gilles Deleuze en exergue, pour faire circuler des textes, des pensées, des sons et des images qui nourrissent des combats, inaugurent de nouveaux savoirs donc de nouveaux possibles.
Dans ce sens, co-errances développera tout à la fois un réseau étendu de lieux de diffusion, éditera régulièrement un catalogue, animera un site internet, organisera des débats publics et autres événements, et expérimentera toute forme de diffusion alternative à celle des grandes enseignes et autres hypermarchés de la culture.
Un espace tel que co-errances ne manquera pas de susciter des émergences, des projets nouveaux. Nous pouvons d’ores et déjà souligner le désir de s’ouvrir à des démarches d’ailleurs en facilitant la circulation de revues, de livres et de films du monde entier que le marché se gardera bien de nous proposer.

                                                     *****************

Fiche technique  Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC)
Chapitre 1 l’OMC (70 mn) - Chapitre 2 L’AGCS (70mn)
Année : 2004
Réalisation : Vincent Glenn,
Une co-production les Nuits Atypiques de Langon, FilmO, Lardux films, Callysta productions,  Cityzen TV
Avec la participation du Conseil régional d’Aquitaine et du Centre National de la Cinématographie (CNC). 
Distribution : co-errances. Tel : 01 40 05 05 97 www.co-errances.org
Avec les propos de :
Mike Moore, directeur général de l’OMC (1995-2002)
Supachai Panitchpàki, directeur général de l’OMC (2002-2005)
Paul-Henri Ravier, sous-directeur général de l’OMC (1999-2002)
Pascal Lamy, commissaire européen pour le commerce extérieur
Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, économiste en chef de la Banque Mondiale
José Bové, syndicaliste, porte-parole de la Confédération Paysanne
Agnès Bertrand, directrice de l’Institut de Relocalisation de l’Economie
Susan George, René Passet, Jean-Marie Harribey, Aminata Traoré, Raoul Marc Jennar,
Harlem Désir, député européen, membre du Parti Socialiste, Sous-commandant Marcos,
Ricardo Petrella, Gérard Payen, Francis Wurtz, député européen, membre du Parti Communiste Français, Pierre Nakoulima, philosophe, Président d’Attac Burkina Faso
Avec les musiques et les mots de
Yacouba Moumouni (Niger), Manu Chao Radio Bemba, Djiguiya (Burkina Faso), Compagnie Lubat, Mamar Kassey (Niger), Samir Joubran (Palestine), Amol Khanapurkar (Inde), Taraf de Haïdouks (Roumanie), Emir Kusturica (Yougoslavie), Ray Lema (Zaïre), Gaspard du groupe Zafrica Brasil, Pas Assez de Volume Orchestra (enregistré à la Muse en circuit), Bernard Lubat (enregistré à l’Européen à Paris).
Avec les photos de : Tendance-Floue

 
                                               *****************

Pour en savoir plus / Bibliographie

Susan Georges :
-Un autre monde est possible (Fayard) 2004
-Le Rapport Lugano (Fayard) 2000
Joseph Stiglitz :
-Quand le capitalisme perd la tête (Fayard) 2003
-La Grande Désillusion (Fayard) 2002
José Bové :
-La Confédération Paysanne avec Georges Bartoli et Yves Manguy (Eden Productions) 2003
-Paysans du Monde avec Gilles Luneau 2002
-La Révolte  d’un paysan avec Paul Ariés et Christian Terras (Golias) 2000
-Nous paysans avec Gilles Luneau (Hazan) 2000
-Le monde n’est pas une marchandise avec François Duffour et Gilles Luneau (La Découverte) 2000
-Nous Paysans avec Gilles Luneau (Hazan) 2000
 Agnés Bertrand :
-O.M.C. ; Le Pouvoir Invisible avec Laurence Kalafatides (Fayard) 2002
René Passet :
-Eloge de la mondialisation par un anti-mondialiste présumé (Fayard) 2001
-L'illusion néo-libérale (Fayard) 2000
Jean-Marie Harribey
-La démence sénile du Capitalisme (Editions du Passant) 2002
-Le développement soutenable (Economica) 1998
Aminata Traoré
-Le viol de l’imaginaire (Hachette) 2002
-L'étau ; L'Afrique dans un monde sans frontière (Acte Sud) 2001  

Pour en savoir plus / Site internet
- www.agirici.org
- www.urfig.org
- www.attac.org 

 


Fort de l’expérience acquise dans la production discographique, 
les Nuits Atypiques se sont lancées dans la production audiovisuelle.
Une rencontre avec Vincent Glenn, réalisateur du documentaire « Davos Porto-Allegre », nous a donné envie de lui proposer de faire un film autour des Nuits Atypiques de Langon, de l’Organisation Mondiale du Commerce et de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS). Ce projet s’inscrit dans la dynamique citoyenne et éducative, qui est la notre. 
Le tournage de "Pas assez de Volume ! [notes sur l'O.M.C]", qui a notamment bénéficié du soutien du Conseil Régional d’Aquitaine, a commencé à Langon, en août 2001, à l’occasion de la dixième édition du festival estival et a duré plus de deux ans. Après trois ans de travail, que nous avons accompagné artistiquement et intellectuellement, le film est sorti en salle le 21 avril 2004.

                                                       *****************
L'O.M.C.
Trois lettres pour nommer une institution internationale dont le mandat officiel est d’arbitrer le commerce mondial. En deux chapitres, sous forme d’enquête menée par un profane, le film dresse le portrait polémique d’une instance de pouvoir dont le champ d’influence n’a cessé de s’étendre depuis sa création en 1995, et qui, depuis la bataille de Seattle en 1999, est âprement contestée.

1er chapitre : l’OMC
A la rencontre autant de ceux qui contestent le pouvoir et la mission de l’OMC, que de certains de ces responsables, le premier chapitre du film tente d’apporter quelques réponses aux questions suivantes : pourquoi, par qui et pour quels intérêts cette institution internationale at-elle été mise en place ?

2nd chapitre : l’AGCS
Quant au second chapitre, il interroge ce qui se cache derrière le sigle mystérieux d’AGCS : l’Accord Général sur le Commerce des Services, l’un des accords fondateurs de l’OMC. Nous sommes encore peu à savoir que l’AGCS entrera en vigueur dans nos pays le 1er janvier 2005, certains disent de celui-ci qu’il achèvera la captation par des forces privées, exclusivement déterminée par les impératifs de profit, de secteurs aussi essentiels à la vie que l’eau, la santé, l’éducation, la culture. On apprendra également les circonstances du secret qui entourent les négociations menées au nom de l’Union Européenne dans le cadre de l’AGCS. Le narrateur traverse, tout au long de son enquête, plusieurs mondes sur une même planète, et se livre à quelques détours à travers la musique, la photographie, le rêve ou le cauchemar, détours qui nous nous rappellent que le sens de la vie est irréductible à tout enfermement dans le champ de l’économie.

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Vincent Glenn en quelques lignes
Agé de 36 ans, Vincent Glenn compte plusieurs films documentaires à son actif dont plusieurs  ont été diffusés par des chaînes de télévision nationales dont Arte :
-Davos Porto-Alegre et autres batailles, en janvier 2003
-Ralentir Ecole, en 2001
-Rue de la Solidarité,
en 1997
-Enfants du Raï,
en 1995
-Dernières Nouvelles du Chaos,
en 1994).
Né dans une famille du cinéma et initié aux langages artistiques dés son plus jeune âge, Vincent Glenn est sorti de l'Ecole Nationale Louis Lumière en 1989. Il reconnaît avoir toujours rêvé de faire des films : « pour moi c’est moins une carrière qu’une façon de m’exprimer». D’un fantasme d’adolescent à la plénitude d’un métier, il aura subi le choc de la première guerre du Golfe en 1991. Cet événement a réveillé ses instincts citoyens pour lui permettre de devenir « auteur de son propre destin » : « avant 1991 je me destinais à une carrière tournée vers la fiction en m’inspirant du travail de Nani Moretti, Woody Allen, Fellini, Godard, plutôt que vers le documentaire ».
Vincent Glenn ne conçoit pas son métier seulement au travers de la réalisation. Très tôt il s’est posé la question de la production en créant une société et en cherchant une véritable autonomie de diffusion pour ses films. A Montreuil où il vit, il organise depuis plusieurs années des rencontres mêlant approches artistiques (spectacles vivants, expositions, projections de films) avec des débats sur la société et la politique.
Pour plus d’info
: www.lesfilmsdusafran.fr         

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 Co-errances  www.co-errances.org

1/Pourquoi co-errances ?
Les logiques de concentration dans les industries de la culture, de la communication et des médias se sont accélérées ces dernières années, ci et là quelques voix s’élèvent pour prévenir des dangers que représentent de tels conglomérats pour la diversité culturelle. Tout asservie aux impératifs de rentabilité, la production culturelle est réduite à des produits standardisés et fades. Le public est considéré et traité comme une masse de consommateurs passifs harcelés par la publicité. Indices de vente et d’audimat font loi quant à la valeur d’un livre, d’un film, d’une musique. Les produits culturels "de masse" des industries de l’entertainment se substituent à toute autre forme d’expression. Ces produits, destinés à occuper et divertir le consommateur, sont conçus par des entreprises vendant indifféremment des livres, des journaux ou des missiles, des films ou des produits boursiers, recyclant l’information comme les eaux polluées. La culture doit répondre aujourd’hui à une demande formatée et suscitée par le marketing. Le marché précède la création, le média son "contenu".
La diffusion et la distribution des livres, des films est de plus en plus quadrillée et contrôlée par de grands groupes commerciaux. Ceux-ci ne peuvent ou ne veulent encourager la diffusion d’œuvres et de démarches éditoriales qui vont par définition à l’encontre des logiques marchandes dominantes. De plus, l’ensemble des lieux de diffusion autonomes ou indépendants sont fragilisés par la guerre commerciale agressive et inégale que leur livrent les hypermarchés de la culture. De fait, de nombreuses démarches dans le domaine de l’édition, du cinéma, du documentaire sont de plus en plus invisibles et sont menacés de disparaître.
La vocation de co-errances est de répondre à cette situation en développant des stratégies alternatives de diffusion pour la multitude de collectifs, d’associations, d’auteurs, de réalisateurs qui entrent en résistance/existence, qui inventent, produisent des œuvres (revues, livres, films documentaires et de fiction, productions audio, photographies, ou œuvres multimédia) qui refusent obstinément d’adhérer au conformisme du marché.

2/Que fait co-errances ?                       
Co-errances n’est pas un diffuseur ou un distributeur au sens classique du terme. En premier lieu, co-errances est animé par le désir de « diffuser les idées » et non d’engranger du bénéfice. Le choix de se constituer en coopérative n’est pas anodin, il correspond à la volonté de s’éloigner des modèles économiques dominants. Co-errances est avant tout un regroupement de collectifs -qui s’est constitué par le jeu des affinités- qui souhaitent se donner ensemble les moyens d’une diffusion autonome. En ce sens, le travail de diffusion et de distribution n’est pas limité à la seule mise en place des productions dans des lieux de diffusion, mais est élargi à d’autres modes de circulation, et surtout le travail de diffusion est associé à une activité permanente pour valoriser et rendre visible des savoirs, des cultures, des expressions qui nous rendent vivants. En quelque sorte, il s’agit d’inventer « ce marché noir » ou « ces circuits parallèles » qu’évoque Gilles Deleuze en exergue, pour faire circuler des textes, des pensées, des sons et des images qui nourrissent des combats, inaugurent de nouveaux savoirs donc de nouveaux possibles.
Dans ce sens, co-errances développera tout à la fois un réseau étendu de lieux de diffusion, éditera régulièrement un catalogue, animera un site internet, organisera des débats publics et autres événements, et expérimentera toute forme de diffusion alternative à celle des grandes enseignes et autres hypermarchés de la culture.
Un espace tel que co-errances ne manquera pas de susciter des émergences, des projets nouveaux. Nous pouvons d’ores et déjà souligner le désir de s’ouvrir à des démarches d’ailleurs en facilitant la circulation de revues, de livres et de films du monde entier que le marché se gardera bien de nous proposer.

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Fiche technique  Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC)
Chapitre 1 l’OMC (70 mn) - Chapitre 2 L’AGCS (70mn)
Année : 2004
Réalisation : Vincent Glenn,
Une co-production les Nuits Atypiques de Langon, FilmO, Lardux films, Callysta productions,  Cityzen TV
Avec la participation du Conseil régional d’Aquitaine et du Centre National de la Cinématographie (CNC). 
Distribution : co-errances. Tel : 01 40 05 05 97 www.co-errances.org
Avec les propos de :
Mike Moore, directeur général de l’OMC (1995-2002)
Supachai Panitchpàki, directeur général de l’OMC (2002-2005)
Paul-Henri Ravier, sous-directeur général de l’OMC (1999-2002)
Pascal Lamy, commissaire européen pour le commerce extérieur
Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, économiste en chef de la Banque Mondiale
José Bové, syndicaliste, porte-parole de la Confédération Paysanne
Agnès Bertrand, directrice de l’Institut de Relocalisation de l’Economie
Susan George, René Passet, Jean-Marie Harribey, Aminata Traoré, Raoul Marc Jennar,
Harlem Désir, député européen, membre du Parti Socialiste, Sous-commandant Marcos,
Ricardo Petrella, Gérard Payen, Francis Wurtz, député européen, membre du Parti Communiste Français, Pierre Nakoulima, philosophe, Président d’Attac Burkina Faso
Avec les musiques et les mots de
Yacouba Moumouni (Niger), Manu Chao Radio Bemba, Djiguiya (Burkina Faso), Compagnie Lubat, Mamar Kassey (Niger), Samir Joubran (Palestine), Amol Khanapurkar (Inde), Taraf de Haïdouks (Roumanie), Emir Kusturica (Yougoslavie), Ray Lema (Zaïre), Gaspard du groupe Zafrica Brasil, Pas Assez de Volume Orchestra (enregistré à la Muse en circuit), Bernard Lubat (enregistré à l’Européen à Paris).
Avec les photos de : Tendance-Floue

 
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Pour en savoir plus / Bibliographie

Susan Georges :
-Un autre monde est possible (Fayard) 2004
-Le Rapport Lugano (Fayard) 2000
Joseph Stiglitz :
-Quand le capitalisme perd la tête (Fayard) 2003
-La Grande Désillusion (Fayard) 2002
José Bové :
-La Confédération Paysanne avec Georges Bartoli et Yves Manguy (Eden Productions) 2003
-Paysans du Monde avec Gilles Luneau 2002
-La Révolte  d’un paysan avec Paul Ariés et Christian Terras (Golias) 2000
-Nous paysans avec Gilles Luneau (Hazan) 2000
-Le monde n’est pas une marchandise avec François Duffour et Gilles Luneau (La Découverte) 2000
-Nous Paysans avec Gilles Luneau (Hazan) 2000
 Agnés Bertrand :
-O.M.C. ; Le Pouvoir Invisible avec Laurence Kalafatides (Fayard) 2002
René Passet :
-Eloge de la mondialisation par un anti-mondialiste présumé (Fayard) 2001
-L'illusion néo-libérale (Fayard) 2000
Jean-Marie Harribey
-La démence sénile du Capitalisme (Editions du Passant) 2002
-Le développement soutenable (Economica) 1998
Aminata Traoré
-Le viol de l’imaginaire (Hachette) 2002
-L'étau ; L'Afrique dans un monde sans frontière (Acte Sud) 2001  

Pour en savoir plus / Site internet
- www.agirici.org
- www.urfig.org
- www.attac.org