Dans la presse
 

Le Temps du 31 janvier/1er février 2003

Rectification claire et heureusement pas trop nette : Romano Drom remet le cliquetis des percussions de cuisine et les élans spontanés au milieu des caravanes. La musique des gitans de Hongrie, après trop de polissage exercé par les "gadgés" et d'enjolivures pour croisières danubiennes, affirme alors ses vertus roboratives, avec le timbre grailleux d'une voix, l'incursion d'instruments non traditionnels -preuve qu'on n'est pas au musée- et des complaintes de soûlographes rois du bal.  F.G.

Trad Magazine de Janvier/février 2004

Composé de chanteurs et instrumentistes tsiganes hongrois, Romano Drom nous offre ses onomatopées rythmiques depuis de nombreuses années et le savoir-faire du groupe se bonifie. Des thèmes simples d'une grande efficacité, un remarquable sens rythmique qui crée un climat de fête, romano Drom s'est débarrassé de tout le superflu pour aller à l'essentiel. Un plaisir communicatif qui ne nous quitte pas de tout l'enregistrement. Ceci mérite le bravo de Trad'Mag

Mouvement.net du 7janvier 2004

Très bon disque de Romano Drom. Musique du cœur. Pas d’ascenseur. Leur démarche n’est pas celle des faiseurs et multiples imitateurs de l’Ouest sautant sur la mode des musiques dites de « l’Est ». Ces Tziganes de Valachie furent assez repliés sur eux-mêmes pour conserver une tradition originale. Leurs chansons sont en langue rom. On entend bien sûr les formes de la musique de Roumanie. On entend aussi cette particularité vocale et rythmique absolument propre aux Tziganes. Un léger parfum joyeusement flamenco.

Romano Drom. La route des Roms. Le groupe est dirigé par le père et le fils Kovacs. Le premier délivre une tradition exceptionnellement profonde et le second donne le dynamisme et l'ouverture au monde contemporain. L'héritage de la tribu de Tziganes Olhas (c'est leur nom) comprend une musique dont le seul outil est la voix et quelques percussions domestiques. Cruches en fer, cuillers en bois et pétrin frappé d'un bout de bois (comme dans le folklore roumain). Les voix d'accompagnements ressemblent au " scat " du jazz. Bruit rythmique de la langue. Le groupe actuel rajoute guitares, accordéon, contrebasse et saxo alto... L'éditeur les présente comme " des nomades du XXIe siècle ". Exact.
Je salue cette collection de disques, Daqui, lancée par le festival des Nuits Atypiques de Langon (Gironde), et particulièrement soignée. Des livrets bien documentés et des enregistrements axés sur une tradition vivante en perpétuelle évolution. Les disques Daqui rejoignent par leur sérieux les incomparables disques Ocora. Une des multiples inventions du Pierre Schaeffer des années 50. Enregistrer les musiques du monde avant leur écrasement par les vicissitudes du monde contemporain. Invention de Béla Bartók et Zoltán Kódaly. Vous pouvez écouter et réécouter Ande Lindri sans vous lasser. Les deux MP3 d'échantillon : Matyilem (" Je me suis saoulé cette nuit / Parce que ma femme m'a quitté / Elle a laissé les enfants / Tous deux très beau… ") et Xanamiko (" Jette la fleur que tu as cueilli / Ne m'attends pas / Si tu m'attends / Tu ne deviendras jamais femme… "). Musique traditionnelle avec Internet en cadeau : www.romanodrom.com  Etienne Brunet

World de décembre 2003

Depuis un premier album chez daquí il y a deux ans, Romano Drom n'a plus à se battre pour démontrer qu'il est un des plus stimulants groupes tsiganes hongrois. Ce disque joue avec ferveur de toutes les séductions possibles dans le domaine, avec d'impressionnants sommets de virtuosité rythmique, des mélodies déchirantes et des petites innovations joyeuses et claires. Oh, bien sûr, on peut trouver que, çà et là (dans E bax, par exemple) une sorte de tropisme Gypsy King se manifeste, que la prise de son alterne trop brutalement la désinvolture de bistrot et la propreté clinique du digital. Mais l'essentiel est dans une générosité foncière de la forme, dans l'engouement général du travail : ce disque est une photographie arrêtée d'une trajectoire vive. On trouvera des grincheux pour reprocher à ces roms de Hongrie d'écouter un peu trop de variété flamenca (et sans doute aussi Ricky Martin), ou de trop aimer les codes harmoniques de la variété. Mais tout cela se pratique sur une solide technique de percussions vocales et de la fameuse cruche hongroise, avec une santé et une fierté qui font envie.   Bertrand Dicale

La Feuille du 13 novembre 2003

Romano Drom : un air de liberté

"daquí", le label des "nuits atypiques de Langon vient d'éditer Ande Lindri... un CD signé romano Drom... Une véritable invitation à l'errance !

Voila une zique qui parlera à tous et plus particulièrement à ceux qui vivent d'eau et de vent, ceux qui connaissent cette impression d'incommensurable liberté qu'offre la solitude des grands espaces...
Depuis 4 ans, Romano Drom sillonne le monde, des pays européens au Canada en passant par les USA. Le groupe formé autour d'un père et de son fils -les Antal Kovacs- pratique la musique comme une liberté, une ouverture au monde, une découverte et un partage.
Romano Drom c'est d'abord toute la tradition musicale des Olahs, ces Roms issus de la Roumanie actuelle et plus particulièrement de Valachie. Vivant en marge de la société, les Olahs ont créé leur propre zique dont l'outil principal est la voix. Traditionnellement, ils n'utilisent pas d'instruments si ce n'est la cruche en fer, les cuillers en bois et autres ustensiles ménagers. Ces accessoires permettent de rythmer des jeux vocaux qui racontent, avec émotion, sincérité, énergie, le vécu et le quotidien... Depuis les années 60, les jeunes tsiganes y introduisent la guitare, parfois la mandoline ou le tambura (empruntés à la musique des Balkans), comme apports mélodiques...
C'est cette évolution que Romano Drom porte au firmament en y ajoutant ses propres parfums sonores et musicaux. La voix de Gojma (Antal Kovacs), unique en son genre, est rauque à souhait... Les guitares, la cruche, la derbuka et les cuillers sont passionnées. Joco, Csika, Laci et Zoli s'éclatent...
On est bien loin de l'imagerie des violons tziganes et des orchestres interprétant une musique de divertissement. Romano Drom c'est autre chose... Ca vous prend aux tripes et ça ne vous lâche plus.... A vous de rêver.... Ande Lindri veut dire "en Rêve", et cette chanson raconte : " j'ai vu en rêve deux beaux chevaux blancs. Ils jouaient dans un pré et faisaient ce qu'ils voulaient... Aide-moi, mon Dieu, à être libre moi aussi, à aller où j'ai envie, à ce que je puisse faire ce qu'il me plaît...."

Sur la même longueur d'ondes - Hiver 2003/2004

Ca vit, swingue, tangue, virevolte. Les notes valsent à la cadence d'un cheval au galop. Les Hongrois de Romano Drom louvoient entre tradition et modernité tsigane et captent une émotion sauvagement apaisante. Si ce qui se dégage de ce disque ne capte qu'un dixième de l'énergie déployée sur scène, alors mieux vaut être là quand ils passeront près de chez vous ! E.N.

MONDOMIX ­ octobre 2003

Complaintes des jours sombres ou hymnes à la fête, le nouvel album de Romano Drom brasse les thèmes de la vie des Tziganes Olahs avec entrain et conviction. La voix éraillée d'Antal " Gojma " Kovàcs, le père, ignore les bonnes manières et ouvre son coeur sans pudeur. Antal " Anti " Kovàcs, le fils, a appris la musique. Il tire profit des richesses naturelles de ses compatriotes. Ses parties de guitare se superposent aux phrases de contrebasse vocales, aux onomatopées rythmiques. Il ouvre le groupe à des invités et orchestre l'énergie spontanée de ces retrouvailles. Les joies et les peines sont intactes, mais maintenant l'harmonie domine.       Benjamin Minimum

Contrairement à d'autres Tziganes, les Olahs de Hongrie ne sont pas spécialement musiciens. Leurs tradition musicale est surtout vocale. Du coup, lors des veillées lorsque l'ambiance monte, ils se saisissent d'ustensiles domestiques pour ponctuer les chants qui, inévitablement, montent de leurs gorges. Cruche d'eau et cuillères ont ainsi été élevées au rang d'instruments de musique et complètent les onomatopées dont ils usent comme base rythmique. Anti Kovacs s'est formé à la musique dans le groupe Ando Drom, puis a fondé Romano Drom avec son père Gojma et une poignée d'amis. Ces rénovateurs sont en train de faire passer une tradition surtout domestique sous les feux de la rampe. Avec leur nouvel album, ils poussent les choses encore un peu pus loin en invitant un saxophoniste, un contrebassiste, un accordéoniste ou encore un violoniste pour augmenter leur spectre sonore. Jonathan Duclos-Arkilovitch

VIBRATIONS ­ octobre 2003

Emmenée par l¹extraordinaire voix cassée d¹Antal Kovàcs père et la guitare virtuose de son fils, Romano Drom a colporté un jour sa ferveur jusqu'aux Nuits Atypiques de Langon, dans le Sud Ouest français. Le festival lui en a été reconnaissant, en l¹abritant sur son propre label Daquì pour le remarquable " Ando Foro ". Deux ans plus tard, " Ande Lindri " confirme le talent de cette formation hongroise atypique, dont les ancêtres viennent de Valachie, la grande plaine roumaine. Au départ, dans la tradition des Tziganes Olàhs, il n¹y avait que les chants, ponctués de ces onomatopées rythmiques très distinctives du fonds musical hongrois ou d¹ustensiles (cuiller, cruche) utilisés comme percussions. Puis sont venus s¹adjoindre guitares, accordéon et contrebasse. Fortement cohérent, le groupe en maîtrise tous les éléments avec élégance. Jean-Stéphane Brosse

 
                                                             

Lyon Figaro - 1°décembre 2001
     Romano Drom, les nouveaux vagabonds
     Les polyphonies vocales des quatre musiciens, épaisses et douloureuses, magnifiquement théâtralisées sur bande, expriment une sorte de blues slave et festif au carrefour duquel s'embrassent flamenco, litanies désordonnées, souffrance balkane et une grande humilité.

Télérama- 26 janvier 2000
    Romano drom L'album du groupe hongrois Romano Drom : sublime, lorsque officie le patriarche Antal Kovacs, à la rocailleuse voix voilée et tremblée. Très convaincant lorsque la danse est rythmée par des percussions ménagères (cruches en fer, cuillères en bois) ou des onomatopées.
 

Libération, le 30 novembre 2001

Il est clair que le septuor Romano Drom s’est bien amusé à jouer ce disque de rondes ébouriffantes, plutôt joyeuses malgré quelques ballades cafardeuses. Cette album raconte une nouvelle version de la musique des Olàhs, ce clan hongrois de tziganes originaires de la Valachie roumaine dont la musique a été colportée ici il y a plus de dix ans par Ando Drom. Justement, Romano Drom est une faction dissidente de ce groupe. Elle poursuit la tradition olàh où la musique se fait avec tout ce que les « musiciens » trouvent dans leur cuisine : cuiller en bois, cruche à lait métallique, pétrin…Le reste, c’est la bouche qui fait des basses, onomatopées et demi - phrases lancées en l’air pour marquer la cadence. Rassurez-vous, les jeunes générations ont introduit mandoline, contrebasse, accordéon, guitare pour donner un nouveau relief à ce rythme sauvage. Dommage que la voix brûlée du fondateur Antal « Gojma » Kovàcs ne soit pas assez sollicitée.
                               Bouziane Daoudi

Le Parisien - 9 octobre 2001
     Le son tzigane de romano drom Romano Drom, ou la route tzigane, perpétue la musique tzigane hongroise de la communauté Olah, avec le meilleur accordéoniste du pays, un contrebassiste swing, un guitariste influencé par l'Espagne et un duo de chanteurs formé d'un père et de son fils, voix rauque pour l'un, plus douce mais puissante pour l'autre. Ici, il n'y a pas d'imitation, mais le feu sacré tzigane à sa source.

Le Berry républicain, le 19 août 2002

              Tzigane, lève-toi et vibre !

Ce n’est pas une nouveauté, encore moins une révélation : un Eté à Bourges est un excellent outil de promotion de la ville de Bourges.
Le concert de samedi soir, sous la voûte des grands arbres du square du Cardinal Lefebvre, a été la démonstration de ce principe devenu règle. Quel plus beau souvenir pour les touristes de passage que cette scène accolée aux pierres de l’ancien hôtel de ville et abritée par l’imposante cathédrale.
Un théâtre de verdure où sont massés plus d’un millier de spectateurs. Cinq cent privilégiées sur les chaises, aux premières loges, les autres, assis dans les pelouses du square, ou debout un peu partout.
Une musique venue des terres de Hongrie, mêlée de mouvements ancestraux. Rituel de tout un peuple partagé entre la mélancolie, qui ne dure jamais bien longtemps, et la joie de vivre, appuyée par l’élan des guitares, une cruche en fer et des cuillers en bois, pour les percussions. Merveille du lieu, magie du moment, autour de ces voix polies par des siècles de voyages, d’errance, de fuites mais aussi de retrouvailles et de partage. Des paroles, des murmures, on ne saisit pas tout, mais l’essentiel est ailleurs. L’émotion passe et s’arrête. Un aller simple dans un coin du cœur.