Sivan Perwer, 46 ans, monument de la
chanson kurde, souvent interdit en Turquie, en exil depuis 1976. (article
paru dans Libération du 19 mars 2002)
Il veut n'être rien d'autre qu'un dengbêj, littéralement " une voix qui
dit ", un de ces bardes conteurs itinérants qui, comme ses ancêtres,
parcouraient les montagnes et les hauts plateaux du pays kurde
transmettant de génération en génération la mémoire d'un peuple. "Grâce
aux chansons, les Kurdes se souviennent du fait que Saladin était des
leurs", souligne volontiers Sivan Perwer qui, lui, sillonne l'Europe
chantant pour les siens dans les salles polyvalentes des périphéries de
Düsseldorf, Hambourg, Malmö, Strasbourg ou Paris. Il lui arrive aussi de
donner des récitals au Théâtre de la Ville pour un public différent, mais
tout aussi fasciné par cette voix chaude, sensuelle, incantatoire qui
évoque les tragédies et les espoirs de kurdes - au moins 30 millions de
personnes - toujours écartelés entre la Turquie, l'Irak, la Syrie et
l'Iran. " Je crois que comme artiste je suis recordman de l'exil. Depuis
26 ans je n'ai pu revoir ma terre natale et mon village près de Urfa ",
explique le chanteur. Toujours, il est accompagné de deux ou trois amis ou
musiciens de son groupe qui lui servent de gardes du corps car son parler
vrai et son indépendance lui valent une haine tenace de certains groupes
politiques kurdes. Quand il se promène dans les petites rues du IXe ou Xe
arrondissement, fief de la diaspora kurde parisienne, les visages
s'éclairent d'un sourire de connivence. Certains l'arrêtent et
l'embrassent. D'autres n'arrivent pas à croire que c'est bien lui. Aux
yeux des siens, Sivan Perwer représente en effet une espèce de monument
national.
"Pour une population qui souvent ne sait ni lire, ni écrire dans sa
langue, la musique représente quelque chose d'essentiel et d'immédiat ",
explique le chanteur, né dans une famille de paysans très musiciens. C'est
évidemment en musique que les Kurdes célèbrent chaque 21 mars le Newroz,
le nouvel an, fête du feu et de la renaissance. Chaque année, ce barde aux
semelles de vent donne à cette occasion un grand concert. " Viscéralement
kurde, Sivan Perwer est le symbole de la flamme identitaire qui brûle le
cœur des citoyens de cette nation sans Etat ", explique Kendal Nezan,
président de l'Institut Kurde de Paris. L'écrivain Yachar Kemal, le plus
célèbre romancier turc, lui même d'origine kurde, ne cache pas son
admiration pour le chanteur. Il n'y a pas une famille kurde qui ne possède
au moins quelques-unes de ses cassettes audio qui circulent le plus
souvent sous le manteau. En Turquie, ses chansons sont tolérées mais
souvent interdites, notamment quand les autorités les jugent trop
politiques. " Dans les moments difficiles, on enterrait ses cassettes dans
le jardin après les avoir soigneusement enveloppées dans des sacs
plastiques ", raconte un Kurde d'Istanbul. En Syrie comme en Iran, Perwer
est tout aussi suspect que ses chansons. Dans l'Irak de Saddam Hussein, le
simple fait d'être en possession de l'une de ses cassettes est passible de
la peine de mort. En revanche dans la zone autonome kurde, créée au nord
du pays après la guerre du Golfe sous protection de l'ONU, il est
accueilli a chacune de ses tournées par des foules enthousiastes de
dizaines de milliers de personnes, sous les youyous des femmes et les
applaudissements - ou les tirs en l'air - des hommes. Tous dansent
inlassablement jusqu'à la fin du concert qui ne dure jamais moins de trois
ou quatre heures.
Ses textes ne sont pas des proclamations militantes. Il interprète un
répertoire traditionnel, des ballades ou des poèmes. Il chante les travaux
et les jours, les montagnes et les fleuves du pays kurde, mais aussi les
innombrables révoltes écrasées dans le sang qui ont jalonné l'histoire de
son peuple. L'une de ses chansons les plus célèbres commémore le massacre
de Halabja en 1988, où des milliers de villageois furent victimes des
armes chimiques de Saddam Hussein. Musicien engagé, Sivan Perwer l'est au
premier chef parce qu'il chante et a toujours chanté en kurde. En Turquie,
cela signifie un défi ouvert au pouvoir. " C'était comme mettre une
chemise enflammée, mes auditeurs étaient stupéfaits de cette audace ",
raconte Sivan Perwer qui avait commencé à pousser la chansonnette au début
des années 70, s'accompagnant d'un luth alors qu'il étudiait les
mathématiques à l'université d'Ankara. Les groupes d'extrême gauche
marxiste-léniniste, alors tout-puissants dans la fac, appréciaient peu ce
" nationalisme petit-bourgeois ". Mais dans la famille Perwer, on s'est
toujours senti kurde en priorité. " Souvent les gendarmes faisaient des
descentes et des perquisitions à la maison, parfois mon père réussissait à
partir à temps et à se cacher dans les champs. D'autres fois il était
arrêté, et revenait quelques jours plus tard le visage tuméfié " se
souvient le chanteur. La voie était toute tracée. Ses chansons lui valent
ses premières interpellations et ses premiers passages à tabac. " Je
vivais dès lors dans une semi-clandestinité, mais je savais qu'il était
impossible de continuer comme ça longtemps ", raconte Sivan Perwer, qui en
juillet 1976 décide de quitter le pays. Il passe clandestinement en Syrie,
puis de là gagne l'Allemagne. Il y reste jusqu'en 1983 puis il s'installe
en Suède avant de revenir en Allemagne. Son seul fils, lui est en
Angleterre.
En exil, il a complété ses connaissances musicales, puis il est devenu
chanteur professionnel. Peu à peu, il s'impose comme un symbole. " C'est
le peuple qui m'a fait, car il sentait que je me donnais totalement ".
Marc Semo
Dès le seizième siècle le
Kurdistan est au centre d'incessantes et meurtrières luttes
territoriales. D'affrontements désastreux en guerres intestines, le pays
est alors divisé en une multitude de principautés ou de petits états
indépendants à structure féodale, gouvernés autocratiquement par des
dynasties héréditaires.
L'année 1514 fut le début d'une malédiction qui allait frapper le peuple
et la nation kurdes jusqu'à nos jours. En 1514, après la bataille de
Chaldan remportée par les Turco-Ottomans, le Kurdistan est scindé en
deux parties entre l'Iran et l'ex Etat ottoman.
Le Kurdistan demeura partagé jusqu'à la première guerre mondiale. La
défaite des puissances de l'axe déboucha sur le démembrement de l'empire
ottoman (dont faisait partie le Kurdistan) et le partage de ses
territoires entre les puissances victorieuses -essentiellement la France
et la Grande-Bretagne- au terme des fameux accords conclus entre ces
deux pays, dits accords Sykes-Picot (mai 1916). Après l'armistice, les
wilayats de Bassorah, Bagdad et Mossoul durent subir l'occupation
britannique.
Le traité de Sèvres
Le traité de Sèvres de 1920, signé par les
puissances alliées et le gouvernement de Constantinople, prévoyait un Etat
kurde autonome dans ses articles 62, 63 et 64. Dans son discours lors de
la déclaration sur la paix dans le monde, le président américain Wilson
reconnaissait aussi un Kurdistan et une Arménie indépendants. Mais toutes
ces initiatives furent enterrées en même temps que l'on découvrait la
richesse des sous-sols de ce territoire. La conférence de Lausanne du 24
juillet 1923 ne prétendait pas régler le sort des Kurdes mais celui des
frontières de la Turquie victorieuse de Mustafa Kemal. Le rattachement du
wilayat de Mossoul à l'Irak porta un coup fatal aux espoirs du peuple
kurde de voir naître un Etat kurde indépendant. 16 décembre 1925, la
Société des Nations accède à la demande britannique d'annexer le Kurdistan
méridional (Vilayet de Moussoul) à l'Etat irakien.
En février 1929, le gouvernement irakien et le Haut Commissaire
britannique à Bagdad rejètent les revendications des députés kurdes quant
à la mise en place d'une union administrative regroupant l'ensemble des
territoires kurdes d'Irak. La Société des Nations négligea totalement la
revendication exprimée par les Kurdes. En 1931 une nouvelle révolte éclate
mais les Britanniques la réprime durement en bombardant des villages
notamment.
Un partage à trois
De 1943 à 1945, de nombreuses révoltes
déboucheront sur la création d'une armée de la République Kurde de Mahabad
dirigée par Moustafa Barzani. Après la seconde guerre mondiale le Parti
Démocrate Kurde voit le jour sans que le Kurdistan retrouve son intégrité.
En 1956, un pacte est signé à Bagdad entre l'Iran, La Turquie et l'Iraq
scellant définitivement le sort du Kurdistan.
En 1958, après un coup d'état militaire en Irak, les " nations arabe et
kurde sont librement associées ", mais dès 1961 la répression fait de
nouveau son apparition débouchant sur de nouvelles insurrections. Malgré
quelques espoirs de paix (février 63, février 64, mars 70), la lutte ne
cessera plus. En juillet 1983, huit milles hommes, appartement à la tribu
Barzani, sont déportés. Leur sort reste encore aujourd'hui inconnu.
A partir de 1987, l'armée irakienne emploie des bombes chimiques pour
supprimer toute résistance au Kurdistan. On estime à 182 000 personnes le
nombre de personnes disparues dans ces opérations meurtrières. En août et
septembre 1988, l'Irak lance une nouvelle offensive aux armes chimiques :
120 000 kurdes se réfugient en Turquie.
Au printemps 1991, après analyse de documents accablants sur les exactions
commises par son armée, l'ONU condamne l'Irak et ouvre la voie, par la
résolution 688, à la constitution d'un gouvernement et d'un parlement
kurde irakien.
De 1994 à 1996, l'UPK et le PDK, les deux principaux partis kurdes
irakiens, s'affrontent militairement, ce n'est en décembre 1996 que
l'opération " Provide Comfort ", destinée à protéger les Kurdes d'Irak et
mise en œuvre par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, est appliquée. Les
Kurdes s'engagent aux côtés des Américains dans la guerre menée pour
destituer Saddam Hussein.
Présentation
Dans la plupart de ses chansons, Sivan
Perwer utilise des modes orientaux (maqams), organisés en demis et
quarts de tons. La plupart d’entre eux est issue de la musique savante
du Proche-Orient, et adoptée (ou adaptée) par la tradition kurde.
-Le maqam de Beyat part en ré majeur avec
des altérations en demi et en quarts de ton bémol ce qui donne les
intervalles suivants : 3/4-3/4-1-1-1/2-1-1 en ascendant et en descendant
: 1-1/4-3/4-1-1-1/4.
-Le maqam Beyati Kurdi ou Muhayyer est une variation du maqam de beyat
mais reprise à l’octave supérieure.
-Le maqam Hicaz kar kurdi. Ce maqam kurde est différent du maqam arabe
appelé aussi Hijjaz. Il est joué en ton et demi-tons bémol, en partant
de do majeur avec les intervalles suivants : 1/2-1-1-1-1/2-1-1.
-Le maqam de Karcer (ou Beyati çurî )est constitué d’une combinaison des
maqams Beyayt et Hicaz ré-mi1/4b-fa-sol-la1/2b-si-do-ré Beyayt
Hicaz Ce qui donne en intervalles : 3/4-3/4-1-1/2 et 1/2-1/2-1/2-1.
-Le maqam Kurdi ou Nehawend (en arabe) peut être aussi joué par des
instruments occidentaux car il est organisé en intervalle et de
demi-tons. Il part en do majeur avec une altération en bémol sur le mi
et le si.
Les chansons
Kela germa havînê – Dans la chaleur de l’été
(maqam Kurdi )
Textes et musique / Lyrics and music : Sivan Perwer
Chanson sur l’été brûlant et le dur travail des paysans.
« La farine a noirci et l’inquiétude est apparue
Mon laboureur où est le travail de tant d’années ?
Les enfants sont restés nus et affamés
Tu étais dans le besoin et personne ne t’a tendu la main »
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Min bêriya te kiriye - Tu me manques (maqam Kurdi)
Textes et musique / Lyrics and music : Sivan Perwer & Alan Botan
Chant d’un prisonnier qui en dépit de tout trouve la force d’espérer en
l’amour de la liberté et celui du Kurdistan.
« Cela fait tant d’années que je suis détenu
J’ai subi tellement de tortures cruelles
Mais par ton amour je survis
Tu me manques… »
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Xelef (maqam de Behat)
Textes et musique / Lyrics and music : traditionnel
Un chant traditionnel Payizoki (chant d’automne), est basé sur une légende
kurde appelant à l’union du peuple. Xelef, paysan et chef d’une tribu
appelée Shuvi, et Ezdinsher, prince du Botan et commandant de l’armée se
combattent constamment. Après l’avoir provoqué en duel, Xelef obtient du
prince qu’ils s’unissent pour vaincre l’empire Ottoman.
« Je suis Xelef le petit
Je détiens l’épée entêtée
Je combats les Ottomans »
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Helebçe (maqam de Beyat)
Textes et musique / Lyrics and music : Sivan Perwer
Cette chanson est une lawje ou chanson à thème élégiaque. Elle évoque les
bombardements chimiques sur la ville de Helebçe en 1988 qui firent près de
6000 morts.
Je suis descendu des forteresses et des châteaux
Je suis descendu des citadelles et des places
J’ai écouté les cris de mon cœur
Saignant à nouveau sous la brûlure du chagrin
Ô mon Dieu ô mon Dieu
Les bombes pleuvent à nouveau
Tout est couvert de brume et de fumée
On entend les pleurs des mères penchées sur les berceaux
De douleur les pères se jettent sur leurs enfants
Mais les enfants restent sans souffle, sans âme, sans vie
Ô mon Dieu, ô mon Dieu
Holà holà ho
Sur nous l’ordre de mort est tombé
Dans le ciel grondent les bombardiers
Tout est couvert de brume et de fumée
Et à nouveau s’élèvent les pleurs des enfants les cris des parents
Au secours au secours au secours
A nouveau cette fois comme les autres fois
Comme à Diyarbakir, à Palo, Ararat et Dersim
Comme à Mahabad et à Barzan
Ah mon pauvre cœur
Holà holà ho
Au secours il faut faire vite
Vite amenez une feuille et un stylo écrivez
Alertez le monde entier
Alertez tous les gens
Qu’ils trouvent une solution pour nous
Et que les dirigeants kurdes se réunissent
Et qu’ils ne fassent qu’un devant les gens
Libérez-nous de nos chaînes
Ah mon pauvre cœur
Je suis blessé ô mon Dieu
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Warê me - notre terre
Textes et musique / Lyrics and music : Sivan Perwer
C’est aussi une lawje jouée sur le maqam Beyati Kurdi
« C’est mon pays, et c’est là que je suis né. Il m’a été retiré, y a-t-il
un abri, un mur sur lequel m’appuyer ? »
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Dotman – Cousine (Maqam de Beyati Kurdi)
Textes et musique / Lyrics and music : Sivan Perwer
Le thème est celui de l’amour entre un homme et sa cousine, mêlé de
patriotisme : « Cousine, notre amour est devenu combat pour la liberté ».
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Çiko sebep ( pour quelle raison)
Textes et musique / Lyrics and music : traditionnel
Maqam de Beyat. Les paroles sont en kurde zazaki, un dialecte du nord du
Kurdistan, parlé par 4 millions de Kurdes. La chanson parle d’un amour
secret entre deux personnes, qui se comprennent sans paroles, cœur à cœur
et yeux dans les yeux : « Pourquoi m’as-tu quittée si soudainement,
pourquoi es-tu partie d’ici ? Comment ferai-je sans toi ? »
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Ez nexweshim ( Je suis malade)
Textes et musique / Lyrics and music : Hassan Cizir
Maqam Beyati Kurdi. Chanson d’amour malheureux : « Viens, je suis malade
d’amour, viens avant que je meure. Viens, je veux te voir avant de partir.
»
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Kirîvê ( bien-aimée)
Textes et musique / Lyrics and music : traditionnel
Maqam Beyati Kurdi. Ce chant est un payizok, un chant d’automne, qui est
la saison où les histoires d’amour se concluaient ou non en mariage après
l’été passé dans la montagne.
La chanson parle d’un amour impossible entre musulman et yézidi (une autre
religion), dans la beauté des montagnes environnantes.
« Dis-moi bien-aimé qu’avons-nous fait de mal
Pour que tous les chemins se ferment devant nous »
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Nazê (maqam de Karcer)
Textes et musique / Lyrics and music : Sivan Perwer
C’est une chanson d’amour, jouée sur le maqam de Karcer
« Nazé et moi sommes partis en promenade
On s’est disputé comme d’habitude
Je lui ai demandé d’arrêter ses caprices
Pour l’amour de ses parents »
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Canê, canê ( chérie, chérie)
Textes et musique / Lyrics and music : Sivan Perwer
Maqam de Beyat. Chant de réjouissance, jeunes gens et vieillards se
réunissent sur la place pour danser.
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Hey Biyênin
Textes et musique / Lyrics and music : traditionnel
Les paroles sont en sorani, le dialecte kurde du sud, parlé par 6 ou 7
millions de Kurdes. C’est un chant de mariage. La mariée vient, jeune et
belle. Mais c’est un mariage sous la contrainte, car elle en aime un
autre.
« On dit qu’on a mis l’alliance
Dans une boite bleue
On est allé demander la main de la jeune fille
Mais on est revenu les mains vides »
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Dilber ( Beauté)
Textes et musique / Lyrics and music : Sivan Perwer
Maqam Hicaz kar kurdi.
Une belle femme reçoit les hommages de beaucoup d’hommes, mais elle ne
prête attention à aucun.
« Ô beauté sois maudite
Tu as plongé mon âme dans la douleur et le souci. »
-22 CDs enregistrés en studio entre 1975
et 2002, produits par Sivan Perwer pour le label turc Ses Plak Yapim.
Certains sont interdits de diffusion en Turquie, Irak, Iran et Syrie.
Tous ces CDs sont régulièrement réédités. On estime à 20 millions le
nombre de CDs et de cassettes vendus au Kurdistan et dans la diaspora.
Dernières parutions : “Hêviya Te” (1999) ; “Roj û Heyv” (2000) ; “sarê”
(2002)
ainsi qu’une anthologie en 3 volumes : “Helbestên Bijartî yên” 1, 2 et 3
(1997, 1999, 2001) productions européennes : “Sivan Perwer, Chants du
Kurdistan” Auvidis Naïve B6145 ; “Kurdistan”, Musiques et musiciens du
monde, Auvidis Unesco D8023 ; “Sivan Perwer” Caprice CAP21614 (2002)
Plusieurs centaines de concerts depuis 1975, d’abord à l’invitation des
communautés kurdes. Depuis 2000, il est invité dans les salles et
festivals du monde entier, à l’exception notable de la Turquie.
Tournées récentes : Allemagne, Suède, Italie, Espagne, Pays Bas, Etats
Unis, Canada, Irak. En France, concert à la Grande Arche de la Défense
(1989), Théâtre de la Ville et tournée en Scènes Nationales (2000),
Nuits Atypiques de Langon (2003). Nouvelles tournées prévues à partir de
juin 2004.
« Min bírya te kiriye » a été enregistré
en public à Langon (France), le 1er août 2003, lors du 12ème festival
des Nuits Atypiques (3-4-9), à la Sala Ambigú de Valladolid, le 8
novembre 2003 (1-2-5-6-7-8-10-11-12-13) et en Studio chez CIP Audio à
Bordeaux (14).
Un grand merci à Ruzen Werdi et Kendal Nezan
de l’Institut Kurde de Paris, la Sala Ambigú de Valladolid (Instituto
Nuñez de Arce), Giuliana, Saul et Juan de Partenope (Madrid), Fredéric
Bianchi, Garlo, Aurélie Favre