La compagnie Montanaro 
dans la presse

Sud-Ouest - Jeudi 31 juillet 1997  
Les brassages de Montanaro  
 

Vu l’an dernier avec «Vents d’Est»,
Miquèu Montanaro ouvre ce soir
les Nuits Atypiques avec «Messatge»  
 
              
        

 

On n’aura pas attendu cette édition des Nuits Atypiques pour découvrir le plus nomade des musiciens occitans. Miqueu Montanaro avait réuni, avec «Vents d’Est», un fabuleux ensemble à l’image de la mosaïque des Balkans, transcendant les conflits d’actualités par la musique. 
   
Il a rencontré aux Nuits Atypiques l’an dernier le groupe Saaba (originaire de Koudougou, Burkina Faso) et l’accousteel Bang (ensemble de percussions utilisant de grands bidons métalliques d’origine caribéenne) de Langon. 
   
Le festival lui a proposé d’élaborer une création pour ces deux groupes, à laquelle il a associé d’autres musiciens tels que Annie flore (Gabon), Carlo Rizzo (Italie), Kevyan Chemirami (Perse), Berhr Laszlo et Borbeli Mihaly (Hongrie) et Delfina Aguilera (Occitanie).
   
Comment passe-t-on d’un groupe métissé certes, mais aux influences slaves et tziganes assez proches, à une formation aussi hétérogène ? 
    
«J’ai aussi beaucoup voyagé dans ces pays», explique Miqueu Montanaro.

   

«Je savais quelle structure pouvait prendre un travail de ce type. C’est vrai que si l’on m’avait fait la même proposition pour l’Amérique Latine, j’aurais demandé un délai plus long.»Il est donc parti à la rencontre des différents groupes pour élaborer progressivement ce «messatge», où chaque musicien doit pouvoir s’exprimer par la voix, la danse, la percussion. 
  «Je veux que tous soient engagés dans le spectacle et trouvent leur place», insiste-t-il.
D’où viendra l’unité de ce projet un peu fou, cette création cosmopolite à vingt-sept musiciens ? «De sa diversité», répond-il Et aussi --surtout—du rôle d’un auteur : lui-même a composé l’ensemble et distribué les rôles que chaque musicien est invité à s’approprier. 
  La mise en scène ne ménage pas d’effets particuliers, mais Miqueu Montanaro annonce déjà des surprises… Ceux qui ont vu «Vents d’Est» gardent le souvenir d’une musique ébouriffante qui n’incitait pas à la station assise.  
 

  


    Sud-Ouest - 1er août 1997

 Au parc des Vergers, le groupe patchwork de l’Occitan Miqueu Montanaro, avec notamment l’Accousteel Gang (bidons percutés, groupe à mi-chemin entre Langon et Trinidad) et Saaba, percussions et chants du Burkina Faso plébiscités aux précédentes éditions, ainsi que de nombreux musiciens d’Europe de l’Est, faisaient feu de tous rythmes : message bien reçu sous forme de «paroles et tambours mémoire».

Antoine de Baecke   

   

 

       

Trad Magazine de Janvier-février 2004

Collectif cosmopolite -Occitanie, Italie, Hongrie, Iran, Burkina Faso, Gabon, Jamaïque... Un mélange chaleureux à la Montanaro, avec ici un enregistrement sur le vif, plein de vérité et d'"aventure" improvisatrices plus ou moins consonantes. Une vie débordante d'envies individuelles et collectives, de couleurs sonores, de voix, d'engagements instantanés. On retrouve les thèmes simples et lumineux de Montanaro (3,9,10...). Ce CD (Nuits Atypiques de Langon et artistes participants) voit ses gains reversés à l'association Benebnooma et aux Nuits Atypiques soeurs de Koudougou, au Burkina Faso. Une jubilation contagieuse ! Claude Ribouillault

Blue Rhythm début 2003

C’était une chaleureuse soirée de juillet 97, au festival des Nuits Atypiques de Langon, dans le sud de la France. On avait demandé au poly-instrumentiste Miquèu Montanaro de mettre sur pied un ensemble composé de musiciens créatifs venus des quatre coins de l’horizon. Sa réponse vint rapidement sous la forme de la Cie Montanaro, composée de 14 membres dont les origines allaient de la Provence aux Balkans, en passant par le Burkina Faso. Chacun de ces musiciens avait amené ses propres instruments traditionnels. La palette de sons offerte au public ce soir-là était elle aussi conforme à cette diversité. S’y mélangeaient le jeu explosif du spécialiste du tambourin Carlo Rizzo, les improvisations de la flûte et les excursions du balafon, des éclats de cymbales et des grooves d’accordéon, des chants africains et les mélodies du steeldrum. Mais le point le plus caractéristique de cet ensemble était son équilibre global. Car au-delà du mélange chatoyant des traditions, Montanaro a réussi à structurer un ensemble imaginatif, au son homogène. Un véritable voyage dans la diversité, que fera l’auditeur de « Messatge », retrouvant sur le disque le plaisir de la scène. R.D.

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