Accordéon
Magazine
C’est le fruit des hasards et des rencontres.
Que ce soit avec un être humain, musicien ou non, un pays ou un genre de
musique. A certain moment, on reçoit un flash. Et je trimballe avec moi
des trucs qui m’ont fait flasher à 14 ans, à 26, à 32, puis 36… Ce
sera toujours comme ça. Ces flashes-là me reviennent
de temps en temps.
J’essaie de trouver ma personnalité au travers de tout ça. Ce sont
surtout les musiques des pays où je suis allé : Réunion, Finlande,
Bulgarie, etc… Et puis il y a le musette.
Je ne suis
spécialiste d’aucun style. J’essaie surtout de trouver mon son et que
l’on puisse me reconnaître (…) Après, les gens viennent me voir et
me disent : « Qu’est-ce que tu dégages sur scène !
Comment fais-tu ? » La réponse c’est que j’ai passé des
heures à pratiquer la folie chez moi pour essayer. Je ne le fais pas exprès,
c’est juste que ça me plait. Et il me semble que si on veut être fou
sur scène, il faut le faire d’abord tout seul chez soi.
Politis–
décembre 2002
Entre les mains de Michel Macias,
l'accordéon révèle des richesses infinies. Les Balkans, les Antilles,
le Paris du musette, le Pays basque se fondent dans un goût mélodique
forgé en Gascogne et revivifié par l'improvisation mélodique.
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Trad
Magazine – mai/juin 2001
Superbe,
fabuleux. IL existe peu d’adjectifs qui permettent vraiment de qualifier
Michel Macias. C’est un accordéoniste hors pair qui marie la sensibilité
et l’exubérance. Ce n’est pas du Trad, mais indéniablement il en a
écouté. Ce n’est pas du World, il n’en fait pas les concessions. Ce
n’est pas de l’ethnique, pas du musette, pas du jazz. C’est du
Macias tout simplement, et cela vaut le détour.
Thierry Laplaud
Répertoire – juin 2001
Michel Macias vient de Gascogne avec des musiques qui lui collent à
la peau parce qu’il les a glanées sur mille chemins. Il s’est laissé
happer par les airs joués pour les mariages en Bulgarie ou en Macédoine,
il se manouche en échanges excités avec son guitariste de frère, il
musette ses valses, jette un coup de clavier vers les musiques basques ou
celles qui transpirent la biguine. Mais Macias ne joue pas au singe
savant, il ne fait pas un tour d’horizon des possibles comme s’il
avait une virtuosité et un savoir à démontrer. Au contraire, il a ce
don de rabattre vers son accordéon chromatique des pages rassemblées
avec le flair et le tact d’un chien de berger, et de donner à chacune
une couleur qui est sienne (…) Son instrument et son jeu ont la gouaille
et la passion d’un souffle venue du sud, une chaleur, une ampleur
savoureuse, un goût de vin foncé, une odeur de terre rouge.»
Etienne Bours
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