Documentation

   

          
 
En trois sauts périlleux exécutés d’entrée sur le crépitement fabuleusement rapide de deux djembés, soutenus par la puissante rythmique des tambours et les envolées mélodiques de deux balafons, on est saisi par leur incroyable énergie...                                                                  
                                                                                                     François Bensignor

    

                                              L'association

Djiguiya, qui signifie tout à la fois " le point de repère, la racine, la confiance et l'espoir " conçoit la culture africaine comme un véritable outil de développement. Une partie de l'argent gagné aux cours des concerts et des tournées est investie dans différents projets sociaux et de formation. S'inspirant des réalisations de l'association Benebnooma de Koudougou, Djiguiya est ainsi à l'origine d'un centre d'hébergement et de formation professionnelle destiné aux enfants de la rue et aux artistes de l'association. La vocation de l'association est de former ces jeunes, selon leur choix , à différents métiers : mécanique, électricité, plomberie, cuisine, dactylographie, couture, etc…
Chaque vendredi, Djiguiya offre un repas aux enfants de la rue.

                                                      Adama Sanou, fondateur de Djiguiya

Adama Sanou est né en 1971 à Bobo-Dioulasso, quartier Dioulassoba. Ses parents sont agriculteurs. A l'age de 7 ans, il intègre l'école coranique où les heures de mendicité au profit de l'école succèdent aux heures de cours. Pendant les mois de pluie s'ajoutent les travaux dans les champs des professeurs.
A 11 ans il fuit l'école et après deux ans passés à travailler dans les champs de sa famille, il part en ville pour " faire fortune ". Il se trouve de nouveau contraint à mendier puis à vivre de petits commerces (billets de cinéma, cassettes vidéos…).
C'est en 1994, qu'Adama a l'idée de créer l'association Djiguiya avec l'objectif de réunir les jeunes du quartier, de leur permettre de se rencontrer et de travailler ensemble…..

                                                           La troupe

Djiguiya a été fondée par Adama Sanou et Aly Traoré en1995 à Bobo-Dioulasso. Tous les membres du groupe sont issus des quartiers Farakan et Dioulassoba. Ils appartiennent principalement à l'ethnie bobo mais quelques-uns sont aussi Mossi,Dafi et Samo. Aujourd'hui âgés de 20 à 30 ans, ils sont musiciens, chanteurs, danseurs et acrobates et ont grandi dans une société où se côtoient les rituels et les manifestations populaires. Dès 1996, Djiguiya s'est fait remarquer au Burkina Faso en obtenant le premier prix de la Semaine Nationale de la Culture de Bobo-Dioulasso puis en participant aux Nuits Atypiques de Koudougou. Depuis le groupe s'est produit en différents points du monde, notamment en Afrique (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali), en Europe (France, Belgique, Allemagne, Hollande) et en Chine.
C'est en Mars 2002, lors de la Semaine Nationale de la culture de Bobo-Dioulasso que les Djiguiya sont sacrés " artistes du peuple ".

- Adama Sanou : directeur artistique, tama, choeur

- Aly Traoré : tama, choeur

- Lamine Sanou : djembé, choeur

- Mohamed Kafando : balafon solo, chant

- Amadou Sanou : dundun, chant

- Souleymane Sanou : maracas, choeur

- Mamadou Sanou : congas, choeur

- Ibrahim Sanou : djembé, choeur

- Abou Kanazoé : balafon, choeur

- Kassim Drabo : balafon, choeur

- Omar Sanou : djembé, flûte, maracas.

        

Les thèmes

Dans les spectacles de Djiguiya - comme dans leur vie quotidienne - se mêlent le "traditionnel" - savoir et savoir-faire hérités des ancêtres - et le "moderne " - paroles évoquant des préoccupations actuelles. Djiguiya se sert de la musique pour sensibiliser les populations aux valeurs qui s'effritent dans les sociétés africaines, comme le respect de l'autre et la compréhension réciproque. Le groupe met en garde contre le pouvoir de l'argent et ses effets pervers, défend la place de la femme en Afrique, aborde les difficultés des mères qui ne peuvent élever leurs enfants par manque d'argent ou le problème des orphelins maltraités par la vie. Leurs chants traitent également du respect dû aux aînés, mais aussi de l'obligation pour l'artiste de travailler dur, de créer tout en respectant la tradition et la nécessité pour l'Afrique de se moderniser pour se développer...

- Sida bana : Chant en bobo et en dioula sur les ravages du sida et la nécessité de combattre ce fléau...                                                                                   6' 24

- Foli dembé : Chant en dioula sur les origines des instruments de musique et leur langage...                                                                                           8' 49

- Douniya Kuma : Chant en bobo qui critique les effets pervers de l'argent... 4' 56

- Djiguiya Kelebagalou : Chant en dioula qui critique l'orgueil, la jalousie et la corruption...                                                                                       7' 00

- Africa musso : Chant en dioula en hommage aux femmes africaines...         6' 49

- Bambara Sara : Chant en dioula sur la mort de Bambara, un musicien de Bobo-Dioulasso qui a beaucoup fait pour la promotion de la musique...                      6' 54

- Démocratie : Chant en dioula sur les dérives de la démocratie...              5' 38

- Doubabou : Chant en dioula sur la tolérance...                                      8' 20

- Douniya gnawé soumana : Chant en bobo sur les vertus des échanges
 interculturels...                                                                                                     7' 30

- Nima Gnani : Chant en dioula sur la nécessité de se battre dans la vie...   5' 00

         

Contacts

Sakidi a été enregistré et mixé en janvier 2002 au studio Seydoni à Ouagadougou au Burkina Faso et masterisé par à CIP Bordeaux.

contact scène : Les Temps Chauds - Nicolas Rivier.  11, Boulevard Voltaire 01 000 Bourg-en-Bresse - France. e.mail : lestempschauds@free.fr  
Tél : 33 (0)4 74 21 06 94  Fax : 33 (0)4 74 32 27 04

contact disque : daquí - Jean Luc Mirebeau 8, place des Carmes 33210 Langon - France e.mail : daqui@wanadoo.fr 
tél : 33 (0)5 57 98 08 45 fax : 33 (0)5 56 76 29 69 daquí, le label des nuits atypiques de Langon directeur artistique : Patrick Lavaud